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Déconstruire les préjugés contre les mineurs non accompagnés

  • Photo du rédacteur: COFRADE
    COFRADE
  • 5 janv.
  • 2 min de lecture

Le COFRADE a lancé une collaboration avec l'influenceuse engagée La Grande Bavardeuse, à travers une série de quatre vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. Face aux commentaires stigmatisants qui envahissent les espaces de discussion en ligne, cette initiative déconstruit quatre clichés majeurs sur les mineurs non accompagnés (MNA) : "ce sont de faux enfants", "rien ne les oblige à venir en France", "ce sont tous des délinquants" et "les Français doivent passer en priorité". Cette démarche vise à sensibiliser le grand public et à lutter contre les discours qui stigmatisent les jeunes étrangers.


Les MNA ne sont pas de vrais enfants


En France, la reconnaissance de la minorité repose sur une évaluation contestée : entretiens subjectifs, mise à l'écart fréquente des documents d'identité et recours à des tests osseux scientifiquement peu fiables. Ces méthodes pénalisent particulièrement des jeunes marqués par les traumatismes, la précarité et les barrières culturelles, et peuvent conduire à des refus arbitraires de protection. D'ailleurs, 60 % des jeunes ayant contesté une décision de non-minorité ont finalement été reconnus comme mineurs.





Rien n’oblige les MNA à venir en France


Les MNA fuient des situations de violences, de conflits armés, de persécutions, d'exploitation ou de catastrophes naturelles, et cherchent avant tout un lieu sûr. Leur arrivée en France s’explique par d’autres facteurs que le “confort” : présence de proches, maîtrise du français, héritage colonial ou espoir d’y trouver une protection effective des droits humains. Le choix du pays est souvent relatif, largement conditionné par les routes migratoires, et se fait au prix de parcours extrêmement dangereux, marqués par des violences, des exploitations et la mort de milliers d’enfants en Méditerranée.





Les français avant les MNA


Le droit français et le droit international imposent en réalité une obligation de protection de tous les enfants de moins de 18 ans, sans distinction de nationalité ou de statut administratif. Les MNA bénéficient du principe de non-discrimination, de la primauté de l’intérêt supérieur de l’enfant et de la présomption de minorité, qui impose leur mise à l’abri tant que leur âge n’est pas valablement contesté. Si ces droits sont souvent bafoués en pratique — ce qui a valu à la France une condamnation de l’ONU — le cadre légal est sans ambiguïté : un enfant migrant est avant tout un enfant à protéger.






Retrouvez l’ensemble des vidéos sur nos réseaux sociaux !




 
 
 

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Le COFRADE couvre l’ensemble des sujets liés à l’enfance : éducation, santé, numérique, loisirs, sports, violences, mineurs non accompagnés, vie familiale, citoyenneté, libertés civiles, etc.

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