Violences et autorité parentale

Des milliers d'enfants subissent de violences de la part de leurs parents, ou sont exposés à des violences conjugales. Quand ils témoignent ou que le parent protecteur dénoncent ces violences, nombre de ces enfants sont pourtant obligés de rester exposés au parent violent.

Magistrat

Un collectif dédié à cette cause

Le COFRADE est membre du Collectif pour l'Enfance (CPLE), qui réunit une quarantaine d'associations et de personnalités qualifiées. Constitué à l'origine pour obtenir dans la loi un seuil d'âge minimum pour pouvoir consentir à des relations sexuelles avec des adultes, le CPLE a élargi ses missions à la question des violences et de l'autorité parentale.

Suspendre l'autorité parentale

Le temps de la justice est interminable pour les enfants victimes de violences et pour leurs parents protecteur. Pour que des signalement ou des plaintes aboutissent à des enquêtes judiciaires et à des condamnations, plusieurs mois, voire plusieurs années peuvent s'écouler. Pendant ce temps, les enfants victimes sont obligés de vivre en compagnie du parent accusé, et doivent obtenir diverses autorisations de leur part en vertu de l'exercice de l'autorité parentale.

Les parents protecteurs, quant à eux, vivent dans l'angoisse permanente de laisser l'enfant en présence du parent violent, ou bien sont condamnés par la justice pour non-représentation de l'enfant.

Le COFRADE et le CPLE militent pour que, dès lors que des signalements sont faits concernant un parent suspecté d'être violent, le juge aux affaires familiales soit saisi sans délai afin qu'il statue en urgence sur la nécessité ou non d'éloigner le parent suspect.